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Notre tour de Babel

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Et s’il y avait eu un âge d’or ?

Et s’il y avait eu un âge d’or ? Un âge où chacun parle le même langage. Imaginons un instant. Des rues de Manille à la Butte Montmartre. Des plaines du Kilimandjaro à la mer Caspienne. Six milliards d’êtres humains parlant la même langue…

Par Delphine Lhuillier


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Extrait de la revue : Génération Tao n°45
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Descriptif

Et s’il y avait eu un âge d’or ? Un âge où chacun parle le même langage. Imaginons un instant. Des rues de Manille à la Butte Montmartre. Des plaines du Kilimandjaro à la mer Caspienne. Six milliards d’êtres humains parlant la même langue. Pouvant se comprendre, s’expliquer, échanger, partager, en toute facilité. Vous me rétorquerez qu’il y a toutes sortes de manières pour communiquer, qu’un langage, c’est bien plus qu’une langue. Que tout est langage : l’expression du corps, la dynamique de notre mouvement, les odeurs, les sons, les signes… Que de la diversité des langues jaillit un monde coloré et riche. Que pour aimer, il n’y a pas besoin de se parler. Que la parole est souvent source d’incompréhensions. Et vous aurez raison, mais tout de même, imaginons. Partout se parler sans barrière de langage, partout se comprendre en toute simplicité. L’humanité ne vivrait-elle pas un Satori collectif ? Investie d’une instantanée « claire audience ». Tous vibrant sur une même fréquence. Et nous parlerions aux oiseaux et les oiseaux nous répondraient… les chiens, les chats… J’en frissonne. C’est mon côté sentimental et utopique… Alors, que nous sert de ne pas nous comprendre ?Toute cette diversité ne serait peut-être que le symptôme de notre incapacité à nous entendre — ah, oui, j’oubliais, pour que la parole ait un sens, il faut une écoute ! —, non pas que nous ayons défié les dieux comme nous le font croire certaines interprétations du mythe de Babel, mais nous sommes aujourd’hui au défi de nous comprendre. Et si dans le symptôme se trouve la solution, alors il nous faut faire cet effort. Et sans cesse redéfinir la langue que nous parlons. Même si celle-ci semble la même. Ne serait-ce que dans nos pratiques. Pour exemple, qu’entend chacun de nous quand il évoque l’ « énergie », le « mouvement interne », la « conscience » ou la « présence » ? Les ethnométhodologues appellent cet effort de précision l’indexicalité : chaque rassemblement humain, social, tribal ou familial, verbalise ses expériences, son vécu, selon un jargon qui lui est propre et seulement identifiable par chacun de ses membres. Il est en dedans ou en dehors du groupe selon sa capacité à comprendre cette sémantique. Ainsi chacun adopte un discours selon sa sensibilité pour parler de sa pratique. Comme dans ce numéro où vous avez découvert les visions artistique d’Isabelle Martinez, bio-mécanique de ...

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