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Idées au gramme

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L’idéal

Le chinois n’est pas une langue, c’est une écriture. Unique au monde, cette particularité enrichit le dialogue avec les Chinois, mais parfois aussi le complique. Car la simple traduction d’un caractère en mot ou d’un terme en caractères écrête l’informati

Par Cyrille J. D. Javary


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Extrait de la revue : Génération Tao n°20
Nb de pages : 1

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Descriptif

L’idéal est une idée, une utopie créatrice, une manière de forcer le monde qui n’a pas d’équivalent en chinois. Le mot évoque quelque chose qui est conçu par l’esprit, un absolu imaginé vers lequel nous voulons forger la réalité ; l’idéal c’est ce qui nous entraîne à corriger la nature. Chacun sait que tous les humains sont différents ; certains sont solides, d’autres chétifs, certains intelligents, d’autres sots. Et bien ceux que la nature a différenciés, l’idéal démocratique les veut égaux, devant la loi, dans l’isoloir ou à la porte de l’hôpital. Un chinois à du mal à comprendre cela car dans sa langue rien ne correspond à cet idéal. Dans les dictionnaires, on trouve, aussi bien pour l’adjectif que pour le substantif une expression de deux caractères qui se lit "lixiang" et qui signifie mot à mot : la pensée, "xiang"du "li". Qu’est-ce que c’est que ce "li" ? Le caractère, composé du signe du jade (tassé pour gagner de la place) et du signe général de l’organisation des unités villageoises (l’organisation des terres et des champs), avait à l’origine un sens très pratique : tailler le jade en suivant les veines et les plans de clivage qui l’organisent. Plus tard, il prendra le sens abstrait de raison naturelle, devenant finalement le nom que les néo-confucéens au 12e siècle donneront au principe interne, régulateur de toutes choses. On peut alors mesurer l’étendue du malentendu. L’attitude idéale du lapidaire chinois face au bloc de jade qu’il envisage de tailler commence par un temps Yin, moment de contemplation durant lequel il se coule à l’intérieur du bloc, infiltrant sa structure, découvrant l’organisation de ses veines et de ses plans de clivages. Seulement alors, commencera la partie Yang, active de son œuvre, la taille visant à rendre apparente cette structure déjà présente. L’artiste chinois ne crée pas, il révèle ce que le jade recèle. Son idéal est de rendre manifeste une organisation préalable à laquelle il importe de se conformer. La pensée grecque en revanche, à l’image du potier travaillant la masse amorphe de l’argile pour lui donner la forme qu’il a imaginée, donnera au monde occidental l’idéal non de se conformer au monde tel qu’il est, mais de le transformer tel qu’il devrait être en fonction de l’idéal qu’on s’est fixé. Description complète de l’hexagramme dans l’article en ligne. ...

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