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Les sens du contact

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Le goût, l’odorat, la vue, l’ouïe, le toucher sont-ils les seuls moyens que nous possédons pour être en contact avec le monde ?

Par Arnaud Mattlinger


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Extrait de la revue : Génération Tao n°28
Extrait du dossier : De la voie martiale à la voie de l’autre
Nb de pages : 1

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Descriptif

Le goût, l’odorat, la vue, l’ouïe, le toucher sont-ils les seuls moyens que nous possédons pour être en contact avec le monde ? Est-ce là la panoplie complète et exhaustive des sens ? Ceux-ci sont par définition tournés vers l’extérieur, mais avant de me tourner vers l’autre, de me positionner par rapport à l’autre, aux autres, n’ai-je pas besoin de savoir qui je suis ? Où je suis ? Comment je suis ? (le pourquoi, on verra plus tard !). Alors qu’est-ce qui me permet d’aller à l’extérieur ? Qu’y a-t-il à l’intérieur qui me serve de point de départ au voyage du contact ?
Après la naissance, jusqu’à 3/4 ans, le monde est comme un grand parc d’attraction sans filtrage, ni grillage, ni artifice, ni abonnement (!). La grande aventure des sens anime le quotidien. Toutes les sensations sont des découvertes, des surprises, bonnes ou désagréables. Moins on a d’expériences, plus elles nous appréhendent autant que nous les appréhendons.
Plus près de la naissance, dans les premiers mois de vie, le goût et l’odorat sont vierges de valeurs sociales et culturelles. (cf. L’Anthropologie du corps et modernité, David Le Breton). On goûte et on sent tout : un caillou ou un gâteau, au fond quelle différence ? L’essentiel, c’est l’expérimentation.
Plus près encore, dans les premières semaines, la vue s’affine et gagne en profondeur de champs, tandis que l’ouïe, déjà sollicitée avant la naissance, doit s’adapter à son nouvel environnement.
Et le toucher alors ? Quand et comment peut-on le mettre en relation, l’expérimenter ? Le milieu aquatique dans lequel je baignais avant ma naissance n’était certainement pas aussi propice à toutes les expérimentations que l’environnement extérieur. Mais voilà, une fois arrivé, quel poids pour me mouvoir et coordonner mon corps ! Je n’avais pas d’autre choix que de prendre le temps. Le temps
d’appréhender mon corps, prendre conscience de mon volume, de ma place, de ma position. C’est déjà tout un monde ! Il y a beaucoup à faire avant de tenter le toucher, avant de me différencier de l’extérieur, de tous ces objets qui sonnent, qui clignotent, qui crissent, qui sont mous et doux, assez légers pour que je puisse les saisir.
A plat sur le dos, j’apprends d’abord à me connaître et me comprendre : oh ! un pied ! le deuxième ! je les attrape, je les relâche, je les envoie, ils reviennent ! ...

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