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Boire la liqueur de vie jusqu’à la dernière goutte

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Lorsqu’on s’investit dans la pratique d’un art chinois, physique ou artistique, le plus délicat est parfois d’expliquer ce que l’on poursuit à ceux qui sont étrangers à la conception chinoise de la vie. Comment faire comprendre qu’une seule idée apparie c

Par Cyrille J. D. Javary


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Extrait de la revue : Génération Tao n°39
Extrait du dossier : Longévité et immortalité
Nb de pages : 2

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Descriptif

Lorsqu’on s’investit dans la pratique d’un art chinois, physique ou artistique, le plus délicat est parfois d’expliquer ce que l’on poursuit à ceux qui sont étrangers à la conception chinoise de la vie. Comment faire comprendre qu’une seule idée apparie ces étranges mouvements répétés à longueur d’entraînement par le corps du pratiquant ou le pinceau du calligraphe. Et que ce principe unique tient en deux mots : Yang Sheng ?
Yang sheng, Nourrir le « vivre »
Yang sheng est une expression très courante dont le sens usuel, « se garder en bonne santé », est loin de faire contenir tout ce qu’elle recouvre. Deux idéogrammes la compose dont le premier signifie : nourrir, et le second : vivre. (voir ci-dessus) Curieux assemblage ! S’agirait-il d’une version chinoise de la découverte simpliste de Monsieur Jourdain, le Bourgeois Gentilhomme : « Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger » ! Non, comme souvent, l’idée chinoise est à la fois plus simple et plus profonde. Le but unique vers lequel convergent tous les arts chinois, qu’ils soient corporels, culinaires, calligraphiques et artistiques, est unique, c’est l’art de vivre. Chacun y tend à sa manière, tous se résument à cette seule injonction Yang Sheng : nourrir le « vivre ».  « Vivre » est rarement employé en français comme un nom. C’est dommage, car cet emploi inhabituel nous sort de nos schémas usuels, particulièrement en rendant moins possible l’appropriation personnelle de ce qui constitue pour l’esprit chinois le bien commun à toutes les créatures vivantes. A la différence de la « vie », le « vivre » s’accomode mal d’un adjectif possessif. Dès lors, quand  l’universitaire François Jullien, connaisseur réputé de la pensée philosophique chinoise, titre le récent ouvrage qu’il a consacré aux pratiques corporelles chinoises Nourrir sa vie, il manque son but ; à rendre l’expression Yang Sheng en bon français, il l’affadit. Pour l’esprit chinois en effet, le « vivre » est bien plus que la sensation que chacun d’entre nous a d’être vivant. Illimité, sans commencement discernable, et sans fin prévisible, le « vivre » habite la terre, s’y manifeste dans la continuité des saisons et s’y incarne l’infinie variété des « dix mille êtres ». Ce « vivre » là n’a pas grand-chose à voir avec l’immortalité. Aucun humain ne peut se l’approprier. S’il fallait le rapprocher de notions qui nous sont plus familières, ce serait cet « élan ...

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