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Eloge de la lenteur

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Du temps pour soi

Ce n’est pas la première fois qu’un élève s’endort dans un de mes cours…

Par Sandrine Toutard


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Extrait de la revue : Génération Tao n°60
Nb de pages : 1

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Descriptif

Ce n’est pas la première fois qu’un élève s’endort dans un de mes cours. Généralement, c’est une femme, débutante, d’une cinquantaine d’années, qui se trouve bien désolée en ouvrant les yeux de se rendre compte qu’elle a piqué un petit somme ! Ces femmes qui ont beaucoup couru (maison/boulot-boulot/maison), je les appelle les « deux-vitesses » : action-repos et rien au milieu ! Ralentir = s’arrêter. J’ai pu observer que ce « mal » contamine aussi les hommes et les générations plus jeunes dans un monde qui exige que l’on aille de plus en plus vite. Or, contrairement à ce que l’on peut penser, depuis notre plus jeune âge, la lenteur est bel et bien une vitesse. La vitesse lente est même essentielle à notre construction… Alors pourquoi ce que nous considérons comme normal pour le développement d’un enfant devient quasiment une interdiction implicite dans notre vie d’adulte ? Bien sûr, toutes les vitesses sont importantes. Car oui, telle la gamme du solfège, les nuances de vitesse sont autant de couleurs à rajouter à la palette de la vie… Mais qu’est-ce qui nous oblige à préférer la vitesse rapide à toutes les autres ? La vitesse lente fait partie du rythme du développement embryonnaire, de la croissance fœtale, du grandissement de l’enfant… Le tout faisant écho à notre évolution d’humain, depuis notre sortie de l’eau jusqu’à notre descente de l’arbre. Mais pourquoi pratiquer cette vitesse lente ? Déjà, pour le plaisir, puisque c’est le moteur de tous les pratiquants… Pour ouvrir nos sens à l’expérience d’un mouvement et de ses différentes vitesses d’exécution, pour nous surprendre à l’aimer de multiples manières. Pour la connaissance de soi. Pour le travail spécifique sur tel ou tel organe, comme nous pouvons l’appréhender en Qi Gong par exemple. Pour apprendre et intégrer le réflexe d’un mouvement ou d’un enchaînement. Et bien d’autres raisons encore, mais celle qui m’intéresse particulièrement, c’est sa dimension subversive…En effet, quoi de plus subversif qu’un art corporel qui prône l’apprentissage de la lenteur, des ralentissements et de la progression dans l’écoute de ses différents rythmes ? Dans notre monde où tout s’accélère, où l’on cherche l’efficacité dans la vitesse – qui est aussi une réalité. A l’image du mouvement Slow Food*, il devient essentiel aujourd’hui de ralentir et de prendre son temps. Il se trouve que parfois (et même souvent), nous perdons du temps à vouloir en gagner. Il se trouve ...

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