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Pourquoi suis-je un bon prof ?

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Je raconte bien les histoires, par Nicolas Piémont

A partir de son expérience d’enseignant et de formateur, Nicolas Piémont nous montre la force d’une transmission fondée sur l’art de l’échange.

Par Nicolas Piémont


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Extrait de la revue : Génération Tao n°70
Extrait du dossier : QUELLE ECOLE POUR NOS ENFANTS ? - De l'éducation à la transmission.
Nb de pages : 3

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Descriptif


Nul besoin de faire le faux modeste : je suis un bon professeur. Cela peut faire sourire à première lecture. Mais après tout, autant gagner du temps. Je suis donc un bon professeur. La vraie question, c’est : pourquoi ?
Pour les élèves comme pour les parents, seule la réponse compte : d’un côté les bons, de l’autre les mauvais. Et au milieu, la roulette de la constitution des classes.


Pourquoi suis-je un bon professeur ?

De par mon parcours, j’ai été amené à différentes reprises à m’interroger sur ma pratique, convaincu de et militant pour une professionnalisation du métier d’enseignant. Quelles qualités faisaient de moi un bon professeur pour ensuite pouvoir les transmettre à de futurs enseignants ? Cette réflexion s’inscrivant dans des cadres préétablis de l’institution, j’ai finalement été amené à de nombreuses occasions, comme le bon élève que j’étais, à remplir les cases vides par des contenus répondant aux attentes mêmes de mes maîtres : corps d’inspection, institut de formation, administration, corporation enseignante. Cette modification s’est faite sur une longue période, le plus souvent à mon insu, et parfois, faute avouée à demi pardonnée, en conscience.

Evidemment, plus mon discours correspondait aux attentes et plus je m’éloignais de ce qui se passait vraiment en classe. Je milite pour des élèves en mouvement, actifs et « acteurs de leur apprentissage », et je vois pendant mes heures de cours des élèves et des étudiants immobiles et à l’écoute mi passive mi feinte de mes paroles ; je crois en la nécessité de comprendre pour bien apprendre, et je fais retenir par cœur, à la virgule près, des leçons courtes et concises que j’ai généralement pris soin de préparer à l’avance ; j’ai soin de préparer des supports et des activités variées, et je ritualise chaque semaine par les exercices oh combien classiques de dictées, d’interrogations de conjugaison et de vocabulaire. Mais finalement, pourquoi suis-je bon professeur ? Pour tout cela, mais aussi pour aucun élément qui n’y figure. Alors que fais-je de mieux ? Ou plutôt que fais-je d’autre ? Je raconte bien les histoires. Cela m’a sauté aux yeux ou plutôt aux oreilles lorsqu’une élève de ma classe de latin m’a dit le deuxième jour de la rentrée : « Allez monsieur, on est fatigué ; racontez-nous une histoire ». Et moi de m’entendre répondre : « On fait comme d’habitude alors ! ». « Voilà, c’est ça. »

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