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Marie Quartier

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Nous apprenons aux enfants un judo verbal.

Marie Quartier est cofondatrice avec Emmanuelle Piquet du Centre de Recherches sur l’Interaction et la Souffrance Scolaire (CRISS). Elle nous livre ici les principales méthodes employées pour enrayer cette souffrance à tous les niveaux.

Par Marie Quartier


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Extrait de la revue : Génération Tao n°70
Extrait du dossier : QUELLE ECOLE POUR NOS ENFANTS ? - De l'éducation à la transmission.
Nb de pages : 2

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Descriptif



GTao : qu’est-ce que la « souffrance scolaire » ?

Marie QUARTIER : la souffrance scolaire se décline sous diverses formes. Elle peut être liée à l’apprentissage (découragement d’apprendre, dégoût ou décrochage), aux relations entre enfants (problèmes dans la cour de l’école tels que moqueries, solitude, harcèlements ou agressions). Par ailleurs, nous traitons aussi les souffrances qui touchent les enseignants, ce qui reste un sujet tabou. Pourtant, lorsqu’un enseignant souffre, tout l’enseignement et notamment les enfants en payent les conséquences. Enfin, nous traitons également la souffrance des parents d’élèves. Nous nous intéressons à toutes les souffrances qui ont lieu dans l'école puisque nous travaillons de manière systémique selon le modèle de l'école de Palo Alto (voir encadré).


GTao : qu’est-ce qui vous a éveillée personnellement à la problématique de la souffrance scolaire ?

M. Q. : l’impulsion est venue d’Emmanuelle Piquet qui dans son cabinet recevait beaucoup d’enfants souffrant de moqueries dans la cour de l’école. Etant moi-même enseignante de formation et psychopraticienne (nous avons été formées ensemble à l’Institut Gregory Bateson), Emmanuelle s’est tournée vers moi pour que nous fondions ensemble le CRISS ou Centre de Recherches sur l’Interaction et la Souffrance Scolaire (voir encadré).

GTao : comment détectez-vous cette souffrance qui fait souvent honte ?

M.Q. : la souffrance scolaire est effectivement souvent cachée. Plus les enfants grandissent, moins ils en parlent aux adultes car les adultes interviennent souvent de manière maladroite et aggravante. C’est pourquoi nous aidons à la fois les parents et les enfants. Quand nous recevons les enfants, nous les aidons à mieux se défendre dans la cour de l’école, de manière stratégique, sans les mettre en danger, mais en leur permettant de ne pas s’enfermer dans un statut de victime. Parallèlement, nous apprenons aux adultes qui les encadrent à aider et à soutenir efficacement leurs enfants pour éviter d'aggraver les problèmes.

GTao : quelles méthodes employez-vous ?

M.Q. : nous recevons en consultation. Quant aux souffrances relationnelles des enfants entre eux, Emmanuelle Piquet a mis au point une manière d’aider les enfants qu’elle appelle « les flèches ». Il s’agit d’une méthode précise et personnalisée qui permet à un enfant maltraité dans la cour de l’école d’apprendre à
se défendre en utilisant la force de l’agression dont il est victime pour la retourner contre son agresseur : c’est une sorte de « judo verbal ». Les enfants ne deviennent pas
agresseurs eux-mêmes, ...

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