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L’étude et l’éveil

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Comme à chaque numéro, Cyrille Javary nous convie à une passionnante exploration de la richesse unique de la pensée et de l’écriture chinoises. Il nous éclaire aujourd’hui sur la notion d’ « éveil ».

Par Cyrille J. D. Javary


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Extrait de la revue : Génération Tao n°56
Nb de pages : 1

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Descriptif

La veille est un effort, un combat contre l’endormissement. L’éveil est un renfort, une échappée à l’assoupissement. Chacun, à sa manière, est un apprentissage nous conduisant vers une meilleure communication avec le monde qui nous entoure.
La convergence entre éveil et apprentissage, peu soulignée en français, est pour l’idéographie, une évidence tranquillement affirmée.
Les deux idéogrammes : « apprendre » 學 xué et « prendre conscience » 覺 jué, fort proches phonétiquement, sont graphiquement construits de la même façon. En fait, ils étaient confondus à l’origine et ne furent différenciés que pour différencier tant soit peu le sujet dans l’un et ce qu’il ressent dans l’autre.

Qu’est-ce qu’apprendre ?
Commençons par  regarder « apprendre »  : 學 xué (maintenant simplifié en 学). La forme ancienne se présentait ainsi : (1). On y distingue deux parties : en haut, un groupe (2) composé du signe de deux mains agissantes (3) en train de manipuler (4) qui représentent, soit des fissures divinatoires sur carapaces de tortues, soit des tiges d’achillée qui leur ont succédé (le signe 爻 yáo existe toujours et il désigne les traits des figures du Yi Jing). En dessous, il y a (5) une sorte de couvercle. Qu’enferme-t-il ? Dans les formes les plus anciennes : rien. Dans les formes plus récentes : un enfant (6). Il ne s’agit pas d’une évolution mais d’une précision.
Qu’est-ce qu’apprendre ? Comme comprendre, c’est en français : « prendre » ; un mouvement centripète d’appréhension, allant du monde extérieur vers l’intérieur de soi. Le caractère chinois lui aussi décrit un mouvement, mais orienté dans le sens contraire.
Si on rassemble toutes les informations qu’il combine, on y lit qu’apprendre, c’est apprendre à lire les signes grâce auxquels on peut sortir de ce couvercle qui nous enferme, qui nous tient séparé du monde. Voilà pourquoi dans les formes les plus anciennes, il n’y a pas besoin de figurer quelque chose à l’intérieur du dessin de cette chape. Si par la suite, on y glisse le signe de l’enfant, c’est justement pour distinguer l’étude de l’éveil.

Percevoir…
Dans le mot éveil, 覺 jué (simplifié en 觉), la seule différence avec 學 xué, apprendre, c’est qu’au lieu de l’enfant, ce qui a été rajouté en dessous est le signe 見 jiàn (simplifié en 见) qui signifie : « voir » ! Il faudrait plutôt dire : « percevoir ». Car dans la langue courante, le caractère 見 jiàn joue un rôle ...

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