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Le rat, la moule & l’élastique

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L’idéogramme jin des muscles et des tendons

Cyrille Javary nous convie à une passionnante exploration de la richesse unique de la pensée et de l’écriture chinoises. Aujourd’hui,
les muscles et les tendons, jīn.

Par Cyrille J. D. Javary


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Extrait de la revue : Génération Tao n°60
Nb de pages : 1

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Descriptif

Les 640 muscles de notre corps comptent presque pour la moitié de notre poids. Pourtant le mot qui les désigne en français est un diminutif. « Muscle » vient du latin musculus qui est un diminutif du mot latin désignant les « rats » : mus, muris à partir duquel on va créer « muridés » ; le terme général et savant pour la classe de ces plus ou moins sympathiques rongeurs, regroupant les rats, les souris les mulots, etc. Bizarrement, c'est aussi à partir de ce « petit rat » que naîtra le nom de ce mollusque comestible qu'est la moule. La souris a l'air de sortir du mot, mais ce n'est qu'une apparence. En effet, bien que son nom dérive d'un mot latin spécifique (sorix, soricis), il va servir à partir de la fin du 17e siècle à désigner la saillie de nos muscles qui sont le plus visibles : « la partie charnue du bras ou de la jambe » (Larousse). C'est d'ailleurs pour cela, toujours par analogie, qu'on se servira de ce mot pour nommer l'extrémité du gigot, contre l'os, qui au dire des gourmets en est la plus savoureuse. « Muridés », du latin mus, muris, est l’un des diminutifs du mot latin musculus (petit rat), à l'origine de la dénomination de notre structure organique contractile qui assure tous nos mouvements. Est-ce la spécificité contractile de nos muscles qui fait que l'on y a vu un rapprochement avec la manière dont les muridés retroussent leurs museaux ? C'est possible. En tout cas, il n'en est rien de semblable dans la manière dont l'idéographie chinoise écrit ce mot.Le mot est assez simple. On y lit, comme dans la plupart des idéogrammes traitant du corps humain, à gauche, le signe général de la chair. A droite, se trouve un signe très simple qui, comme tous les idéogrammes composés d'un tout petit nombre de traits (ici deux seulement) est assez délicat à expliquer. Il est possible qu'il ait à l'origine un rapport avec les plumes courtes des oiseaux qui ont la particularité d'être bien agencées en structure parallèle. C'est en tout cas cette analogie d'organisation qui est suggérée par la forme primitive de ce mot : dans lequel le signe de la chair est en bas à gauche, surmonté d'une triple sinuosité qui évoque bien la caractéristique des fibres musculaires, d'être striées. 
Pour les tendons en revanche, le mot ...

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