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Une danseuse en Inde

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Des arts scéniques aux arts martiaux

Naïsiwon El Aniou, danseuse et chorégraphe, prolonge son expérience en s’initiant en Inde au Kalaripayatt. Elle nous partage sa découverte de cette gestuelle martiale au travers de deux rencontres déterminantes : un maître de Kalaripayatt et une danseuse

Par Aniou El Naïsiwon


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Extrait de la revue : Génération Tao n°41
Nb de pages : 4

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Descriptif

«Une danse qui a reçu les fureurs et les douceurs du monde naît dans l'inconfort des circulations. Entre plusieurs espaces, elle est tendue, puis se libère ». Cette recherche est caractéristique des danses contemporaines aujourd’hui et chacun la mène en fonction de ses affinités et de son parcours(1). Ma découverte du kalaripayatt est un peu le fruit du hasard. Au départ, je souhaitais découvrir une des danses classiques de l'Inde, je pensais au Mohiniyattam. Je n'envisageais pas du tout pour ce premier voyage en Inde d'être initiée à un art martial. Ce sont des concordances de dates inattendues qui m'ont conduite à la rencontre de cet art ancien.

Se préparer et s’échauffer
L’une des premières notions qui m’a été apprise en Kalaripayatt est que les chuvadus(2) kalaripayattu favorisent l’élasticité et le rebond entre des forces opposées où s’équilibrent extension et contraction, des directions antagonistes. J’ai ainsi pu constater à quel point ils étaient particulièrement efficaces comme préparation à la danse. La recherche de mouvements fondamentaux est en effet importante lorsque l’on s’inspire des expressions traditionnelles où l’échauffement n’existe pas en tant que tel (danses africaines, flamenco…) car le travail est essentiellement musical. Au service d’une tonicité et d’une efficacité nécessaires au mouvement dansé, je recherche dans mon travail les synergies opératoires, entre respiration, motricité et perception. Le mouvement global et les gestes particuliers se répondent. C’est un travail en amont du travail musical, mais très important. J’ai pu découvrir qu’une pratique d’art martial répond en écho à ce type de recherche.

Transmettre une sagesse
Ce voyage m’a également permis de redécouvrir à quel point la dimension initiatique des arts martiaux manque aux apprentissages occidentaux de la danse. Défonctionnalisée, déritualisée, la danse spectaculaire que nous connaissons ici ne laisse presque plus place à l’intégration harmonique du sens du mouvement. Or, le mouvement dansé est vecteur d’un faisceau de représentations individuelles, sociales, culturelles, et religieuses. C’est ce qui fait sa force. La peur du spirituel a conduit au développement de techniques isolées performantes mais souvent abstraites. L’art martial, porteur d’un mouvement fonctionnel (gestes de combat, travail des armes), mais aussi d’une sagesse transmise, réintroduit cette vitalité spirituelle de la danse au cœur du mouvement abstrait.

L’infime avec l’immense…
Aussi, pour moi, l’expérience chorégraphique ne se limite-t-elle pas à la production de mouvements dansés ou de spectacles. Elle est un regard, au long de frontières mobiles, qui croise à ...

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