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La capoeira

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Danse martiale

Entre lutte, danse et art martial, il est bien difficile de définir le jeu de capoeira. La capoeira est mystérieuse , hypnotisante comme le son de l’instrument qui la caractérise, le” berimbau”. La capoeira forme un ensemble complexe, un monde, un univers

Par Sophie Chancogne


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Extrait de la revue : Génération Tao n°6
Nb de pages : 4

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Descriptif

Une histoire tourmentée
Malgré le peu d’informations que l’on possède sur ses origines, tout le monde s’accorde à dire que la capoeira est née sur le sol brésilien. C’est une création des esclaves, synthèse de danses, luttes et rituels africains. Les “maîtres” portugais voyaient dans cette activité une innocente brincadeira de angola (amusement, plaisanterie), l’Angola étant la principale région d’origine des esclaves. Bien au contraire, le jôgo (le jeu) était pour les esclaves une lutte masquée sous une forme dansée, une arme tant physique que culturelle. Dès le XVIIème siècle, de nombreux esclaves africains se rebellent contre le Brésil colonial et fondent les Quilombos, sortes de communautés autonomes qui résistent face au colonisateur. La légende de la capoeira commence dans le plus fameux d’entre eux, le Quilombo dos Palmares, avec son chef charismatique Zumbi, première figure mythique de l’univers de la capoeira. Palmares résiste longtemps mais finit par être vaincu et Zumbi, victime d’une trahison, meurt en 1695. La déportation de nombreux capoeiristes marque le début de la répression pratiquée à l’encontre des adeptes de la capoeira. Le jôgo (le jeu) était pour les esclaves une lutte masquée sous une forme dansée, une arme tant physique que culturelle. Malgré cela, cet art persiste, et au XIXème siècle, la capoeira se joue dans les centres urbains, Rio de Janeiro, Recife, et Salvador. C’est une lutte violente, d’où ne sont pas exclus rasoirs, couteaux et couteaux de ticum (bois de palmier très dur doté de propriétés magiques). Les capoeiristes sont organisés en bandes (maltas) et prennent une part active dans les “jeux de pouvoir politiques”. En marge de la société, il trouvent néanmoins des compromis avec les autorités en agissant en hommes de main, et s’engagent même politiquement. L’esclavage est aboli en 1888, et la République proclamée en 1890. La répression se durcit contre les capoeiristes, mais aussi à l’encontre de toutes les autres traditions afro-brésiliennes. Après trois siècles d’oppression, la lutte des esclaves sort de la marginalité avec Mestre Bimba qui ouvre la première académie à Salvador, en 1937. Bimba crée un nouveau style, la Regional, plus aérienne, plus athlétique, influencée par les arts martiaux asiatiques, voire même la boxe. Il élabore une pédagogie basée sur des “séquences”, des enchaînements, encore d’actualité. Mestre Pastinha se pose, lui, en gardien de la traditionnelle Angola. A partir des années soixante, le groupe Senzala se forme à Rio et redonne à la vieille lutte bahianaise un formidable coup ...

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