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Fabienne Verdier

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L'âme d'une calligraphe

Quand en 2001 nous avons découvert l’ouvrage de Fabienne Verdier, "L’unique trait de pinceau", déjà paru aux éditions Albin Michel, nous avions été touchés par la qualité des calligraphies de l’artiste. Aujourd’hui, la maturité de l’œuvre prend une nouvel

Par Fabienne Verdier


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Extrait de la revue : Génération Tao n°47
Nb de pages : 4

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Descriptif

A vingt-deux ans, Fabienne part pour la Chine et va rester plusieurs années au Sichuan, une région reculée, proche du Tibet. Un exil qui la coupe de ses racines et la propulse à des milliers de kilomètres de chez elle.
Quand elle arrive à destination, elle ne trouve rien de ce qu’elle est venue chercher. Tout lui est hostile : les conditions de vie, la nourriture, l’entourage, jusqu’à ce maître devant la porte duquel elle dépose chaque soir ses travaux et qui ne répond que par du silence. Mais sa détermination est sans faille et rien ne la rebute. Qu’importent les privations, les sacrifices, les murs de l’indifférence, elle se replie sur elle-même, fait appel à ses ressources, s’acharne au travail. Longues et obscures années d’apprentissage, d’échecs, de maigres réussites.
Pendant la Révolution culturelle, pour qu’ils ne puissent plus pratiquer leur art, on coupait la main des calligraphes tandis que des écrivains éminents étaient persécutés, humiliés, maltraités, parfois tués. Quand Fabienne est arrivée, la Révolution avait pris fin depuis déjà quelques années, mais les artistes continuaient de se cacher. Le maître qu’elle avait pu trouver vivait en clandestin et ne voulait plus transmettre son savoir. Il le voulait d’autant moins qu’elle était une femme, de surcroît une étrangère. La calligraphie n’est pratiquée que par des hommes, et dans la mesure où Fabienne n’avait pas été façonnée par la culture chinoise, il pensait qu’elle ne pourrait jamais s’initier à cet art. Mais après plusieurs mois, l’obstination de Fabienne s’est révélée payante, et un jour, maître Huang Yuan est venu frapper à sa porte. « Je veux bien aller plus loin avec toi, mais je te préviens, cela durera dix ans. Donc c’est soit dix ans, soit rien. »
Apprendre à se concentrer, apprendre à tenir et mouvoir un pinceau, à reproduire les modèles avec une grande exactitude, apprendre à voir, à discerner des nuances excessivement subtiles, la technique de l’art du pinceau exige un long apprentissage.
Une fois acquise une certaine technique,
le novice doit étudier les œuvres des grands maîtres, s’exercer à découvrir en quoi elles sont majeures.
Dans un troisième temps, sa personnalité qui jusque-là avait été jugulée, peut commencer à passer dans les caractères qu’il trace. Cet apprentissage inévitablement marqué par des périodes de découragement, dure des années. Encore faut-il que l’élève se montre opiniâtre et exigeant avec lui-même.
Consciente des difficultés qu’elle aurait à affronter, ...

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