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L’art du toucher

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Une fragile musique sensuelle accessible à tous

Le corps est doué d’une mémoire étonnante capable de nous restituer
des émotions. Grâce à Christian Hiéronimus, plongez dans l’art du toucher
et sortez des idées reçues.

Par Christian Hieronimus


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Extrait de la revue : Génération Tao n°68
Extrait du dossier : LES VOIES DU MASCULIN
Nb de pages : 3

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Descriptif

Dans le domaine du toucher, la détente, le plaisir, le bien-être, notamment dans les massages du même nom, sont des projets qui me semblent démesurément ambitieux. A l’image de la sexualité, décrétée comme devant être joueuse, imaginative, explosive, haletante, libre, culpabilisant au passage et durablement celles et ceux qui vivent une libido blessée ou en demi-teinte, le toucher au-delà du geste médical est mis en demeure d’évoluer dans l’aura du ludique, du doux, du relaxant ou du jouissif. S’il peut évidemment se vérifier, ce but quelque peu autoritaire malgré tout, engage l’échange, le détermine, l’empêche d’être, l’habite d’adjectifs péjoratifs, et contraint son éventuelle créativité. Non seulement il donne des arguments à ceux qui le dénigrent, mais il a le pouvoir aussi d’éloigner et de culpabiliser celles et ceux dont l’expérience corporelle est si douloureuse que la notion de bien-être est vécue comme violente au regard de l’effort quelquefois héroïque que peut être un retour au corps. Dans ces vies-là, ce fameux projet de bien-être confirme une image négative et inaccessible de soi et semble n’appartenir qu’à celui qui donne.


Sous la cuirasse dort une faille…
Le toucher peut être cela, mais il est aussi bien plus que cela. Eric Fottorino écrit ainsi dans son ouvrage « Un territoire fragile » : « Les meilleures mains perçoivent le langage des territoires cachés. Un coup sur la peau, c’est un caillou dans l’eau. Il donne naissance à des ondes invisibles, des arcs de cercle ordonnés autour du point d’impact. Si tes mains sont bonnes, elles trouveront ces courbes et remonteront à l’origine du choc. L’art est de sidérer la douleur, de la frapper de stupeur. Sous la cuirasse dort une faille. » Le toucher, malgré lui, prend ainsi en compte l’ensemble de nos époques de vie, les unes se nourrissant des autres, les autres nourrissant les unes. Les traces indélébiles de notre histoire, la forme fossilisée de notre structure originaire, la complexité et la variété des expériences qui font ce que nous sommes aujourd’hui, me font dire avec insistance que s’engager à toucher l’Autre en lui promettant détente, bien-être ou plaisir, qui reste la réputation du toucher lorsque l’offre est commerciale, fige et restreint la relation. Je reprendrai les paroles de Julos Beaucarne : « Dès le moment où nous sortons du ventre de notre mère, nous devenons toutes et tous des émigrés. » S’il est un témoin à cette proposition, c’est bien notre corps. En ...

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