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Psychanalyse & Culture chinoise

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Destin de l'affect, destin de l'Occident

Dans ce numéro, une nouvelle rubrique dirigée par Patrick Sigwalt qui établit un pont entre l’Occident et la Chine, la psychanalyse et la culture chinoise. Au cœur des mots, au cœur du sens…

Par Patrick Sigwalt


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Extrait de la revue : Génération Tao n°55
Nb de pages : 2

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Descriptif

Se nourrir auprès de la Mère.
Zhuangzi, ch. 20

« Sagesse », c’est ainsi qu’on s’entend le plus souvent désigner la pensée chinoise. D’autres lui préféreront l’appellation de « psychologie chinoise ». Mais au fond, quelle réalité recouvrent ces appellations ? Et comment concilier l’idée de « sagesse » avec celle de « psychologie » ? Si toutes les deux répondent bien à un effort d’inscription du sujet dans le monde, dans un climat de quête de bien-être (et non pas quête du Bonheur !), reste que la psycho-logie relève d’un effort de rationalité. La « sagesse », qui s’affirme comme une pensée ouverte, laissant circuler le sens (les sens !), fera volontiers appel au style métaphorique ou allégorique. Pour la définir, je dirais que la sagesse se situe dans un espace intermédiaire, à la frontière de l’affect et de la rationalité. L’articulation entre les deux se nomme psychosomatique, comme point de rencontre selon moi entre culture chinoise et pensée occidentale. 

Carl Gustav Jung et la Chine

Carl Gustav Jung (1875-1961) aura été le premier à s’intéresser sérieusement à la Chine dans le champ de la psychanalyse. Jung aura été très proche du sinologue Wilhelm, Père protestant ayant vécu en Chine, mort en 1930, et à l’origine de la célèbre traduction du Yi King. Jung proposera une préface à ce texte (1950), ainsi qu’une étude sur un traité d’alchimie chinoise, « La Fleur d’or » (1929). Cette rencontre avec « la Chine », à l’origine d’une pensée singulière qui lui aura valu la répudiation de la communauté psychanalytique, devait pourtant nous dire quelque chose sur la spécificité de la culture chinoise et les résistances qu’elle suscite du côté de la psychanalyse classique. En mettant en avant la question du devenir et du « grand processus de l’être », en écho avec la tradition phénoménologique, Jung se trouve au plus près d’une pensée du vivant accordant à l’affect un statut prépondérant. Mieux, le passage par la Chine aura été l’occasion d’introduire avec force la question du « mystère maternel », ce laisser pour compte de la psychanalyse freudienne que l’auteur critique pour son rationalisme morbide. S’opposant à la vision trop rationaliste (voire une rationalisation !) et biologisante de Freud, le détour par le taoïsme, comme pensée du paradoxe vivant, va conduire Jung à accorder un statut particulier au statut des affects, s’opposant ainsi à la représentation classique de l’Œdipe : L’évolution vers le matérialisme, qui était déjà préformée dans l’alchimie préoccupée du secret de ...

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