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Confucius & l’époque moderne

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Puiser à la source…

Maître Kong, Confucius, homme de sagesse souvent méconnu, dont l’image fut parfois utilisée, le message mal interprété, mérite pourtant que l’Occident lui prête toute son attention.

Par Cyrille J. D. Javary


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Extrait de la revue : Génération Tao n°57
Nb de pages : 2

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Descriptif

Au début du XXe siècle, la Chine a porté sur son propre passé culturel un regard dépité. Du Confucianisme, on ne retenait que ce qu’en avaient favorisé des dynasties réactionnaires, le conformisme, le respect borné de la hiérarchie, oubliant les principes soulignés par son fondateur : l’impératif éthique, la nécessité de justice, le devoir de critique envers le prince et le père lorsque ceux-ci sont dans l’erreur, l’exigence à toujours préférer la voie juste à celle du pouvoir.

Maître Kong, héraut tutélaire
Après avoir pris la tête du parti Guomindang et trahi, en 1927, son alliance avec le Parti Communiste à l’occasion du cruel massacre de Shanghai (raconté par Malraux dans « La condition humaine »), Tchang Kai-Shek enrôla Maître Kong (Confucius en chinois) comme héraut tutélaire de la campagne de moralité sociale qu’il avait intitulée « Vie Nouvelle ». Le 77e descendant en ligne directe de Confucius, Kong Decheng, un garçonnet de huit ans qui venait juste d’être intronisé en charge du culte ancestral de son illustre ancêtre fut couvert d’honneurs. Vingt ans plus tard, lorsque Tchang Kai-Shek, vaincu, se réfugie à Taiwan, il emmène avec lui Kong Decheng, ce qui a placé Mao dans une situation délicate. Il n’était pas concevable, même pour un révolutionnaire, d’interrompre la tradition bi millénaire du culte rendu à la mémoire de Confucius, mais il n’était pas possible de le poursuivre en l’absence de son descendant légitime. En nommant Mme Kong Demao, la sœur de Kong Decheng, en charge des cérémonies, cette contradiction était résolue par un joli coup double : conserver une tradition tout en la révolutionnant de manière positive, car jamais, dans toute l’histoire chinoise, une femme n’avait été en charge du rôle principal dans le rite ancestral. 

Confucius critiqué et réhabilité
Puis vint le durcissement du régime et la Révolution culturelle durant laquelle Confucius fut de plus en plus critiqué, notamment avec une extrême virulence durant la campagne Pi Lin Pi Kong. Après la mort de Mao (1976), Deng Xiaoping va chercher comment combler le vide idéologique causé par l’abandon du maoïsme. Des intellectuels vont alors proposer, comme à la fin du XIXe siècle, d’y substituer en bloc les valeurs occidentales : capitalisme, démocratie, société civile. Devant l’échec de ce mouvement venant trop tôt et surtout trop contraire à l’orgueil national, on va ressortir Confucius de sa pénitence.
Dès 1978, le gouvernement organise un colloque national visant à réhabiliter ...

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