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Redonnons de l’âme à ce que nous vivons

Notre monde se standardise au détriment de la singularité. Les espaces verts disparaissent. Le colossal l’emporte sur le local. L’être doit prendre le pas sur l’avoir.

Par Alice Médigue


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Extrait de la revue : Génération Tao n°66
Nb de pages : 2

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Descriptif

L’économie de la démesure qui nous domine actuellement détruit les singularités ; elle écrase littéralement ce qui fait l’âme et l’identité propres des êtres, des objets, des créations, des paysages, des expériences… La magie de la vie provient pourtant de ces singularités qui répondent à notre soif de découverte ; elles ménagent une place au mystère et au merveilleux, car l’objet unique et singulier est d’emblée moins facilement saisissable que l’objet standardisé ; elles créent l’intériorité qui permet un rapport plus profond au monde et l’attachement aux êtres et aux choses. Ce sont elles que le touriste contemporain recherche dans le dépaysement du voyage, mais qu’il a de plus en plus de mal à trouver !
Notre économie de la démesure standardise jour après jour le monde car, pour faire grand et vite en faisant des « économies d’échelles », il faut concentrer et produire en série en gommant les particularités, grains de sable dans la méga-machine de production. Le monde agricole, soumis au modèle productiviste depuis plus de cinquante ans, en témoigne avec éloquence : alors qu’au début du 20e siècle, les agriculteurs français cultivaient neuf espèces de blés, ils n’en cultivent plus que deux aujourd’hui, tandis que des 253 variétés de pommes que l’on trouvait sur les marchés, il n’en reste plus que dix au début des années 1990, la variété golden monopolisant 70 % du marché. Triste perte de saveurs et de précieux savoir-faire ! Il y aurait des quantités d’exemples à donner dans tous les secteurs pour illustrer cette perte de diversité et de singularité. J’en développerai ici deux qui me tiennent à cœur.

Standardisation des espaces publics
et infrastructures démesurées
  •  Depuis quelques années, les espaces publics et leurs usages se normalisent et s’homogénéisent. Le philosophe Thierry Paquot souligne cette tendance : « Les centres anciens se convertissent en lieux urbains à consommer (rues piétonnes, restaurants, galeries d’art, commerces de luxe, cinémas), de plus en plus semblables (pavés identiques made in china, crépi ocre et volets verts, mobilier urbain faux 19e siècle, éclairage au sodium, terrasses de café et de restaurants d’une même chaîne, etc.) avec un air de déjà-vu » (1). Cette destruction des singularités (géographiques, architecturales, gastronomiques…) est liée à la logique globale de monopole, justifiée par les fameuses économies d’échelles.
  •  La compétition économique à l’heure de la mondialisation libérale généralise dans le monde entier le même type d’infrastructures démesurées. De nombreux méga-projets, décidés en « haut lieu », sont imposés sans ...

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