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Le sens des Dan au Japon

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Cela pourrait faire la Une de nos journaux : les chinois viennent
d’adopter le principe des DAN japonais dans la pratique de leurs
disciplines corporelles (le wushu). Aussitôt, une polémique s’engage
entre les “pro-dan” et les “anti-dan”.

Par Jean Motte


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Extrait de la revue : Génération Tao n°10
Extrait du dossier : Le Tao social
Nb de pages : 3

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Descriptif

Avant de prendre une quelconque position, nous allons tâcher d’y voir plus clair au travers des erreurs des interprétations commises dans les arts martiaux japonais par l’adjonction des Dan. Nous garderons à l’esprit que l’échange sino-japonais, bien que difficile, a toujours existé. Une preuve ? Lorsque le moine Dogen partit en Chine, il revint au Japon avec un nouvel art qu’il appela le Zen. Il serait donc équitable aujourd’hui qu’un chinois partit au Japon et revint avec un présent japonais, pourquoi pas les Dan.

Couleurs blanche & noire
Le Dan est un des dix grades supérieurs après le kyu. Ce terme de Dan n’est pas très vieux puisqu’il remonte aux alentours de la deuxième guerre mondiale. Mais avant, comment était-ce ? Auparavant, la qualité d’un gradé n’était pas désignée par des Dan, mais uniquement par la couleur de sa ceinture. Plus précisément, une couleur blanche ou une noire. La première signifiait que l’impétrant, le néophyte, commençait le chemin ; la seconde, celui qui entrait dans la voie. Enfin, celui qui, après un travail régulier, âpre et continu, pendant de nombreuses années, avait atteint une dimension supérieure, remettait de nouveau sa ceinture blanche. Ce geste signifiait son désir de reprendre le chemin, mais à un autre niveau de réflexion.
J’aimerais rebondir sur cette dernière notion. Imaginez-vous dans un dojo (salle d’entraînement) regardant pratiquer un monsieur de soixante-dix ans ceinture blanche et qui a commencé à l’âge de dix ans (cela vous ne le savez pas). De l’autre, un jeune homme également ceinture blanche. Vous ne tarderez pas à vous rendre compte de la très grande différence de pratique entre les deux. Pour un professeur (senseï), il en est de même avec les grades intermédiaires. Ainsi il faut quelques instants pour évaluer le chemin parcouru. Ceci se fait sans heurt, sans difficulté, à la condition sine qua non que le professeur ait une avance importante par rapport à l’élève. Quant à l’acte de remettre sa ceinture blanche, il doit être pesé, car c’est l’aboutissement d’une réflexion personnelle. Cela peut être un orgueil démesuré ou la conscience d’une vacuité. Cette vacuité, c’est le “non-agir” que tout pratiquant doit tenter d’approcher. Aujourd’hui, les Dan sont officialisés. On commence à Mokyu (sans grade) jusqu’au premier kyu, puis du premier Dan au quatrième Dan devant un jury d’examen. Ensuite, pour services rendus à une fédération, vous montez en grade comme l’employé d’une entreprise qui ...

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