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Bouddhisme Chan

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On l’oublie souvent, mais le Bouddhisme partit d’Inde pour arriver en Chine, avant de se diffuser au Japon. Ironie du sort, c’est au Japon qu’il prit son ampleur sous le nom du Zen.

Par Eulalie Steens


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Extrait de la revue : Génération Tao n°24
Extrait du dossier : Confucius Lao Zi
Nb de pages : 1

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Descriptif

C’est au 1er siècle après J.-C. que le bouddhisme parvint en Chine, sous le règne de l’Empereur Ming (57–75) de la dynastie des Han Postérieurs. Le souverain ayant rêvé d’une divinité en or volant au-dessus des palais de sa capitale, Luoyang, dépêcha des ambassadeurs vers l’Ouest. Leur but ? Recueillir la pensée d’un certain prince Sidharta Gautama qui, six siècles plus tôt, avait atteint l’Eveil (bodhi). Ils revinrent à Luoyang en compagnie de deux moines : Matanga et Zhufalan qui firent leur entrée dans la ville, montés sur un cheval blanc, et offrirent à Ming un sûtra, le premier manuscrit bouddhique qui sera traduit en chinois : le Sûtra en quarante-deux chapitres. Par décret impérial, le premier monastère fut bâti : le Monastère du Cheval Blanc (Baima si).

Le bouddhisme chinois
Pour les Chinois, l’arrivée du Bouddhisme fut un choc culturel. Cette pensée ne ressemblait à rien de ce que leur esprit avait conçu jusqu’ici (Taoïsme, Confucianisme, Légisme). Ses concepts même étaient difficiles à transcrire en langue chinoise. Au début, pour simplifier, on utilisa très souvent des termes taoïstes ! Petites confusions que les Taoïstes exploitèrent avec délice contre cette pensée concurrente : ce Bouddha n’était-il donc pas Lao zi en personne, parti autrefois vers l’Ouest sur un buffle et… revenu en Chine ?

Un melting-pot culturel
La Chine devint très vite un lieu d’échanges culturels extraordinaires. En toute tolérance, les Chinois empruntèrent la Route de la Soie pour étudier dans les monastères des actuels Népal et Inde, tandis que les étrangers les croisaient pour accourir en Chine. Au début du 6e siècle, Bodhidharma accostait à Canton, apportant une autre révolution intellectuelle : le Chan.

Chan et Zen
Le Chan, Ecole du Bouddhisme Mahâyâna, enseigne à ses adeptes le moyen d’obtenir l’Illumination par la méditation (dhyâna en sanskrit, chan en chinois, zen en japonais). La doctrine se transmet de Maître à disciple, et le novice s’efforce de prendre conscience du Vide et de l’Un. Bodhidharma fut le plus bel exemple de la méditation silencieuse en demeurant neuf années assis, face à un mur du monastère Shaolin.
Au 7e siècle, une scission apparut, créant deux branches fondamentales : celle de Shenxiu (Ecole du Nord) et celle de Huineng (Ecole du Sud). L’Ecole du Nord ou Gradualisme qui prônait l’obtention progressive de l’Illumination par l’étude des sûtra périclita, tandis que l’Ecole du Sud triompha et avec elle le Subitisme ...

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Commentaires

» Pendant tout le temps où l'illumination SUBITE est le but recherché par la méditation, elle reste un concept, une image, un rêve. Est-ce cela, le Chan ?

Sinon, il faut donc que la méditation se justifie en elle-même. Pour que ce soit le cas, il ne faut pas penser aux résultats ou progrès qu'elle apporterait, il ne faut pas penser à mesurer ses effets. Ou elle devient un moyen de développement personnel.

Comment cela se peut-il ?
Signé Jean Louis




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