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Chen Zhenglei

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Rencontre avec un humaniste du Taiji

Chen Zhenglei, héritier de la famille Chen, est un inlassable promoteur de son art à travers le monde. De passage à Paris en avril dernier où il animait un stage, il nous a accordé une interview exclusive.

Par La Rédaction , Chen Zenglei


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Extrait de la revue : Génération Tao n°27
Nb de pages : 4

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Descriptif

GTao : Maître, vous enseignez depuis peu la forme xinjia (1) de style Chen (2). Pouvez-vous nous en donner les caractéristiques par rapport au laojia que vous aviez l'habitude d'enseigner auparavant ?
Chen Zhengleï : Effectivement, les caractéristiques des deux styles diffèrent quelque peu. La forme récente (xinjia) se fonde sur la forme ancienne (laojia), mais on y insiste plus sur les spirales, la fluidité, les sorties d'énergie (fa jing). On y insiste dans le sens ou cela est plus visible, plus extériorisé. En tout cas, ces deux styles dérivent de la grande forme ancienne du laojia. Au niveau de la constitution des enchaînements, c'est presque pareil, à quelques petites différences près.

GTao : Vous parlez de forme ancienne à propos du laojia. Que pensez-vous de la thèse récente selon laquelle ce serait en fait la xinjia qui serait antérieure (3) ?
C. Z. : C'est n'importe quoi ! Il y a des gens qui avancent des choses sans preuves. Ça, ce ne sont pas les membres de la famille Chen qui parlent.

GTao : : Y a-t-il une différence de pédagogie à adopter selon qu'on enseigne le taï ji quan à des Occidentaux ou à des Orientaux ?
C. Z. : C'est sûr, il y a des différences. Les élèves chinois sont favorisés par la langue et la culture. Que ce soit pour la théorie de base ou les techniques plus avancées, la compréhension est meilleure si on parle la langue chinoise. Pour les Occidentaux, un inter-prète est nécessaire, mais il peut mal traduire. Il y a surtout beaucoup d'interprètes qui ne pratiquent pas le taï ji quan. C'est un problème.

GTao : Est-ce à dire que pour devenir un bon pratiquant, il faut parler chinois ?
C. Z. : Oui. Mais même pour les Asiatiques, il faut approfondir la culture. Le taï ji quan n'est pas seulement un art martial, c'est un bien culturel. Et qui plus est, il y a beaucoup de termes spécifiques et imagés. Prenez par exemple le mot peng qu'on a traduit par “pousser”. Il recouvre en fait un sens plus subtil, celui d'une force qui pousse vers les huit directions. Il y a des gens qui pensent que pousser est une action seulement vers l'avant, mais peng n'est pas cela. C'est comme un ballon qui se remplit et pousse dans toutes les directions en même temps, alors ...

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