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Idées au gramme

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« La recherche de l’origine est une maladie de l’esprit »

A chaque numéro de Génération Tao, Cyrille J.-D. Javary vous convie à une passionnante exploration de la richesse unique de la pensée et de l’écriture chinoises.

Par Cyrille J. D. Javary


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Extrait de la revue : Génération Tao n°34
Nb de pages : 1

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Descriptif

L’été est rangé, la rentrée est revenue. C’est ainsi, même lorsqu’on n’a pas (ou plus) d’enfants scolarisés, le rythme scolaire s’impose à nous. La saison des feuilles qui tombe est un recommencement, le début d’une nouvelle année. Après, il y aura Noël et le nouvel an, la fête chinoise du printemps, et puis Pâques, et ensuite les grandes vacances, et encore une fois à nouveau la rentrée. C’est à se demander quand réellement commence l’année ? Ce qui d’ailleurs constitue une question sans objet, puisque finalement un cycle, c’est comme un cerceau, un cercle qui roule sans début ni fin. Les Chinois savent cela depuis longtemps, mais à l’Ouest du Tibet, les Indo-Européens, considèrent l’idée de début, l’idée de création des choses, de naissance du monde, comme plus familière. Que quelque chose ait commencé d’exister à partir de rien est une idée qui nous semble si «normale» que même son avatar scientifique (le «big bang», ce milliardième de seconde ayant explosé il y a quinze de milliards d’années !) nous paraît plausible, car il sonne comme une sorte de «Genèse», du nom du premier chapitre de la Bible (un mot issu de la même racine grecque que «génétique»). Les Chinois pensent plutôt, comme le dit un de leurs proverbes, que «la recherche de l’origine est une maladie de l’esprit», un bug du cerveau dirions-nous aujourd’hui. Au pays du Yin-Yang, l’affaire est claire et clairement résumée par François Jullien : au début était le… battement ! Une dynamique binaire qui rythme tout ce qui est vivant, sans qu’un temps l’emporte sur l’autre en préséance.Yin-Yang, comme on le lit plus loin dans ce numéro, est un art, celui de ressentir la résonance des deux versants de toute réalité momentanément. Yang est à la fois le contraire de Yin et son avenir, et réciproquement pour Yin. Cependant, cette perception que chacun ressent dans sa pratique a un défaut : elle ne peut s’énoncer que chronologiquement, l’un après l’autre ! Il faut donc commencer par l’un des deux. Or, chacun peut le constater, il n’est jamais dit : Yang-Yin ! L’ordre d’énonciation est toujours : Yin-Yang. Il doit y avoir une raison à cela. La sagesse chinoise en effet avait remarqué depuis longtemps que «tout commence toujours par un temps Yin». C’est par exemple le tout premier mouvement de la forme au Tai Chi, quant avant de mouvoir quelque muscle que ce soit, on ...

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