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Idées au gramme

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Pourquoi le Nouvel An des Chinois ne tombe-t-il jamais le premier janvier ?

Et pourquoi change-t-il de date tous les ans ? En 2002, ce sera le 12 février, en 2003, le premier février ! Une bien bonne question dont la réponse se situe à plusieurs niveaux.

Par Cyrille J. D. Javary


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Extrait de la revue : Génération Tao n°23
Nb de pages : 1

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Descriptif

Et pourquoi change-t-il de date tous les ans ? En 2002, ce sera le 12 février, en 2003, le premier février ! Une bien bonne question dont la réponse se situe à plusieurs niveaux.
Le premier est la détermination du commencement d’un cercle. Le cycle annuel roulant sans cesse, lui fixer un début est un choix bien plus culturel que calendérique. Dans l’Occident chrétien, par exemple, le démarrage de l’année a longtemps été fixé en corrélation avec la fête de Pâques, symbole de la résurrection, donc du renouveau. Quand il fut ramené au premier janvier, l’habitude était telle qu’il nous en reste le "premier avril", sorte de premier janvier farceur, où un poisson pendu remplace les étrennes perdues.
Le second est que pour l’esprit chinois, l’idée même de l’origine est douteuse par nature. Si nous avons fini par fixer notre "Jour de l’An" au premier jour du mois romain de Januarius, celui dédié à Janus, gardien des passages, le dieu aux deux visages, l’un tourné vers le passé, l’autre vers l’avenir, pourquoi les Chinois se seraient-ils conformés à cette coutume, forcément étrangère et largement postérieure à leurs traditions ? Si le 1er janvier est férié dans toute l’Asie, c’est d’abord parce qu’il serait stupide de perdre l’occasion de faire la fête, mais cela n’a rien à voir avec le nouvel an chinois qui d’ailleurs ne s’appelle pas du tout ainsi. Ce que nous appelons par comparatisme désuet "nouvel an chinois" (Tet en vietnamien) se dit en chinois chun jie, c’est-à-dire : fête (jie) du printemps (chun).
Le printemps en février, c’est encore pire que la bûche de Noël au moment de la Saint Valentin ! Il doit y avoir une erreur quelque part. Non point, simplement un point de vue différent. Là où nous signalons la réalisation apparente des choses, les Chinois s’intéressent plus tôt à la mise en marche du processus qui les fera éclore. Ce processus comme tous ce qui vit commence par un temps Yin, intérieur, invisible, immobile ; le premier mouvement de tous les enchaînements de Taï Ji Quan n’est-il pas l’immobilité (wu ji) destinée à enraciner le corps ? Ce qui va éclore aux alentours du 21 mars, c’est la phase Yang, extérieur, visible du mouvement printanier, ce qui démarre aux alentours de début février n’en est que la phase Yin d’accumulation souterraine. L’arbre va puiser à l’aide de ses racines l’énergie accumulée au fond ...

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