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Idées au gramme

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Crise ou opportunité ?

A chaque numéro de Génération Tao, Cyrille J.-D. Javary vous convie à une passionnante exploration de la richesse unique de la pensée et de l’écriture chinoises. Particulièrement adapté à la situation politique, sociale et économique en France, l’idéogram

Par Cyrille J. D. Javary


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Extrait de la revue : Génération Tao n°43
Nb de pages : 1

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Descriptif

La société est en crise », « son couple est en crise », « apercevoir enfin la fin de la crise », voila des phrases qui nous sont (trop) familières. Presque à s’y habituer. Que la crise fasse partie de notre vie, à la rigueur on pourrait le concevoir, mais que cela devienne une habitude, voire une obligation, non. La crise n’est pas une fatalité, c’est une opportunité.
Issu du grec krisis qui signifie « décision », le mot « crise » a d’abord été un terme du jargon médical indiquant un moment décisif, un tournant dans l’évolution d’une maladie ou d’une blessure. C’est de là que vient sa connotation douloureuse, mortifère et dramatique. Les Chinois ne voient pas cela de la même façon.
« Crise » en chinois s’écrit sous la forme d’une expression : wei ji, qui combine deux idéogrammes. Le premier : wei signifie : « péril, passe difficile ». Il représentait à l’origine une personne se tenant au bord d’une falaise : un caractère qui s’est confondu avec un autre plus ancien signifiant : « malheur, passage, difficultés ».
Le second a une histoire plus longue. Il représentait à l’origine une sorte de toute petite table basse servant d’accoudoir sur un divan et qui devait ressembler à celles sur lesquelles se déroule en Chine la cérémonie du thé (ce qu’il désigne toujours). Suivant des détours difficiles à suivre, mais dus sans doute à la petitesse de cet ustensile, il en est venu à être utilisé au figuré dans le sens de : « presque, à peu près, sur le point de, amorce d’un changement imminent », pour exprimer l’idée de ces petits riens qui font que la situation peut tourner dans un sens ou dans un autre, ces mécanismes subtils que Lucrèce appelait des clinamen.
Pendant ce temps, il existait un autre mot : ji dont la prononciation ne diffère que par la tonalité, et qui représentait un métier à tisser. La finesse des travaux de tissage de la soie a conduit ce dernier caractère à être utilisé pour signifier : un tout petit nombre (il est aujourd’hui utilisé comme interrogation — combien ? — lorsque la réponse est supposée être inférieure à dix). Or l’importance de la soie et de son tissage dans l’ancienne Chine était telle que ce signe du métier à tisser (reprécisé par le signe général du bois ...

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