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Taoïsme

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De la philosophie à la magie

En Chine, si le chamanisme est particulièrement lié au Taoïsme, c’est qu’il puise à l’ancien fond commun à toutes les civilisations : ces croyances qui en appellent au ciel, à la terre, au vent, à la pluie, etc.

Par Eulalie Steens


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Extrait de la revue : Génération Tao n°26
Extrait du dossier : Chamanisme
Nb de pages : 2

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Descriptif

Le Taoïsme, philosophie mise en place par Lao Zi (Lao Tseu), le “vieux maître”, grâce au Daodejing, Le Livre de la Voie et de la Vertu, était tout prédisposé à digérer le chamanisme. Lao Zi était un contemporain de Confucius (5e–6e siècle avant JC), mais le texte qu’il récita avant de se fondre à jamais dans la Nature, vers l’Ouest, remonterait à la charnière du 4e–3e siècle avant J.-C.

Le sens caché du Taoïsme
Le Taoïsme était avant tout, à cette époque, une philosophie, au sens où il y est question de principes que nous pourrions appeler d’intellectuels. L’Ecole du Tao, axée sur l’idée de vide, de laisser-aller en accord avec l’univers, était née. Pourtant Lao Zi fait déjà allusion à des pratiques physiques où le souffle et les pratiques sexuelles sont mis en exergue. On y recherche la recette de l’élixir d’immortalité. Il semble aussi qu’il y ait eu dès ce moment des pratiques incantatoires. Ce Daodejing-là est un ouvrage ésotérique dont le sens est caché, dont la compréhension ne se fait que de Maître à disciple, et qui n’est décodable qu’à la lecture de commentaires tel celui réalisé par Heshang Gong (2e siècle avant JC ?). Les Taoïstes accentuent ce mysticisme avec Zhuang zi (4e siècle avant JC). A la même époque, dans le sud de la Chine, au Royaume de Chu, naît une forme de poésie rassemblée sous le nom de Chuci, les Elégies du Royaume de Chu. Ces poèmes sont empreints nettement d’allusions mystiques et l’on y narre des randonnées extatiques réalisées par une sorte de prêtre-chaman (wu). De grandes allusions à l’immortalité, à la fusion cosmique, etc., y sont aussi présentes.

Quand la magie rejoint la philosophie
Et, pour finir, on notera également la présence des fangshi, ces magiciens qui pratiquaient toutes sortes de techniques ésotériques : divination, médecine, numérologie ou géomancie, etc. Ces hommes que le Premier Empereur (qui unifia la Chine en 221 avant JC) écouta avec tant d’attention au point qu’il finit par se perdre lui-même, manipulé par des influences politiques venant d’hommes peu scrupuleux qui abusèrent de sa demande de quête de l’immortalité, et notamment du lieu précis où se trouveraient des îles où vivraient de bienheureux immortels.Sous la dynastie Han, les fangshi rencontrent un immense succès et l’on frôle la sorcellerie et l’exorcisme : on travaille sur le corps avec des régimes alimentaires, des pratiques visant à réguler ...

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