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Idées au gramme

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L’esprit du corps, « Les dix mille manifestations du flux vital »

A chaque numéro de Génération Tao, Cyrille J.-D. Javary vous convie à une passionnante exploration de la richesse unique de la pensée et de l’écriture chinoises. Aujourd’hui, il nous entraîne sur la piste du « corps humain ».

Par Cyrille J. D. Javary


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Extrait de la revue : Génération Tao n°35
Nb de pages : 1

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Descriptif

Les Chinois ont un défaut, ils n’ont pas d’âme ! Ignorant cette contrepartie immatérielle qui fonde les religions indo-européennes, ils n’envisagent pas le corps comme une matière, par nature méprisable, et qui serait sanctifiée par une entité extérieure, surnaturelle par essence, l´appelant à se réaliser dans un paradis hors-la-nature où seraient abolis le temps et la mort, donc aussi la vie usuelle. Ne posant pas d´emblée la chair comme le boulet de l´âme, ne vivant leur incarnation comme une incarcération, la vie comme une punition dont la mort est la seule issue, la conception des Chinois est à la fois plus triviale et plus vaste.
Elle n’imagine pas le corps des humains à part des autres formes vivantes ; il n´est qu’une parmi les dix mille manifestations du flux vital, celle qu’orchestre le Yin/Yang et que les rites accompagnent. Les idéogrammes qui l’écrivent en témoignent.Le premier, xing [1], décrit le corps comme formé de deux parties : à gauche [1A] comme un échafaudage, l’idée d’un bâti robuste : la charpente osseuse ; à droite [1B], trois traits légers comme des virgules évoquent une modulation, une apparence fugitive telle des rais de soleil jouant au travers d´un rideau que le vent agite.
Le second, ti [2] est lui aussi formé de deux parties : à gauche [3] un ensemble qui reprend la dualité que nous venons de voir puisqu’il est lui-même composé de deux parties : en haut [3A], le signe général des os, en bas [3B], celui de la chair. A droite un ensemble [4] qui va élargir le sens en plaçant le corps humain en résonance directe avec le flux vital saisonnier dans son ensemble.
On y retrouve en effet, en bas le dessin d´une sorte de ciboire [4B] et en haut la stylisation d’une sorte de coupe dans laquelle sont plantés des rameaux. Evocation et invocation à des récoltes abondantes, comme on le voit souvent dans les fêtes agraires. On retrouve ces rameaux dans le caractère feng [5] : « abondance » qui nomme le 55° hexagramme du Yi Jing (c’est même la seule chose qui subsiste dans la forme simplifiée de ce caractère [5A] !). Or lorsque ce groupe complexe, au lieu d’être associé aux éléments constitutifs du corps (os et chair), est combiné avec le signe général des affaires religieuses (6A, à gauche dans sa forme compactée, à droite dans sa forme classique) il écrit alors ...

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