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Jacques Lesage de La Haye

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La révolution psycho-socio-politique

Le Samouraï des temps modernes pourrait bien se cacher sous les traits d’un homme engagé qui suivrait sans le savoir la voie de l’impeccabilité. Rencontre simple et dense à la fois avec un libre penseur, anarchiste militant et analyste reichien qui lutte

Par Jacques Lesage de La Haye


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Extrait de la revue : Génération Tao n°61
Extrait du dossier : LES VOIES DE LA LIBERTÉ
Nb de pages : 2

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Descriptif

GTao : Vous avez été incarcéré pendant onze ans et demi et vous avez trouvé la force de vous en sortir et de vous transformer. Quel parcours !
Jacques Le Sage de La Haye : Il ne faut surtout pas prendre pour exemple les personnes qui se sont tirées d’affaire après avoir été enfermées ; elles ne sont pas des exemples, elles sont des exceptions. La résilience, en réponse à l’enfermement, est liée à une charge énergétique qui peut-être due, soit à un potentiel affectif et narcissique primaire qui va ressurgir malgré l’étranglement, soit, comme cela fut le cas pour moi, à une telle révolte et une telle colère qu’elle doit ensuite se transformer en potentialité révolutionnaire et subversive. La résilience devient alors un facteur de renaissance personnelle et d’action possible sur le plan social. Mais l’essentiel est que la révolution intérieure soit faite, car si l’on garde son ancienne mentalité, on reproduit 
le même système. 

GTao : Vous êtes alors devenu anarchiste ?
J. LDLH. : Dans l’attitude anarchiste, il y a un refus de l’ordre établi, un refus de la famille autoritaire et violente, un refus de l’hypocrisie sociale, un refus de toutes les injustices et en germe, l’idée qu’il faut construire différemment la famille, les relations entre les parents et les enfants. Pour moi, la vraie anarchie c’est la démocratie directe, on est en assemblée générale et on décide tout ça ensemble. On gère ensemble la cité, le quartier, les usines et tout le reste.

GTao : Vous avez commencé une auto-analyse en prison. Comment en êtes-vous venu à l’analyse reichienne ?
J. LDLH. : Les vecteurs principaux de la révolte m’ont amené à constater que j’avais été trop loin. La haine que j’ai vécue pendant dix ans en prison et qui a nécessité treize ans pour l’éradiquer était nuisible pour les autres et pour moi-même. Il a donc bien fallu que j’arrive à la transformer. L’auto-analyse que j’ai commencée en prison sur le modèle de celle de Freud et des écrits de Didier Anzieu et Karen Horney a pu régler plusieurs questions, mais pas toutes. J’ai entamé une analyse reichienne pour complètement parachever le travail entrepris. Il m’est apparu assez rapidement que le transfert(1) et le contre-transfert(2) étaient indispensables pour qu’un travail atteigne jusqu’aux plus grandes profondeurs. Une personne extérieure à soi peut percevoir des choses que nous-même nous ne verrions pas. Etant sur la terre, on ne voit ...

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